Extrait de « Ombologie – Essai d’embryologie macro-spéculaire de l’ombre et de ses obsessions » par Martin Tamarre

[…]

Dans la troisième section du Sunlarigarda, Sine’ad wa-Reu écrivait, alors que nous n’étions qu’à l’aube lointaine de ce que nous nommons aujourd’hui « sciences différentielles » que « l’Esprit Gardien des Efforts offrirait douze singes à manger et huit belettes à boire avant que l’ombre n’emplisse les yeux des Hommes »[1]. Si de multiples interprétations purent courir sur cette étrange sentence, Abélard Moyant, au début de notre siècle, fonda les principes épistémologiques de la première science différentielle, la Trombologie, à partir d’une interprétation micro-parasculaire de la typographie des lettres dans l’unique manuscrit conservé du Sunlarigarda[2]. La Trombologie se voulait ainsi être une « science différentielle, c’est-à-dire tout à fait différente de l’ensemble des autres sciences et des contenus scientifiques existants » et entendait fonder une « épistémologie de la différentialisation, c’est-à-dire une épistémologie des procédures différentielles selon lesquelles le même n’est jamais que l’autre chose d’une autre chose et un différentiel d’un même autrement pensé sous un autre angle différent »[3] où « les Trombes – complexes différentiels opaques et homogènes – [seraient] analysées en fonction des principes de la différentialisation, pour en cerner les bornes différentielles et saisir l’essence différentielle des objets différentiellement approchés »[4]. Un trombologue averti pouvait ainsi, après une douzaine d’années d’études des Premiers différents de Moyant et des dialogismes différentialisatonant, penser la différentialisation d’une pastèque en canard ou d’un fil de cuivre en virus de la Grippe[5]. Le succès de la Trombologie jusqu’à aujourd’hui ne doit pas faire oublier les irréductibles difficultés qui surgissent à la pointe de la Mère des sciences différentielles. Ainsi, l’exercice d’auto-altération au cœur de l’éthique du trombologue implique que la Trombologie soit en perpétuelle remise en différentiation et qu’il faille sans arrêt penser autre chose que la science du différent. Les paradoxes de Riga[6] sont la marque qu’aujourd’hui est déjà fait d’hier et que d’hier demain ne se souvient déjà plus.

C’est pourquoi, ayant bien pris conscience des problématiques de la différentialisation et des limites de la Trombologie, nous voudrions proposer ici à nos lecteurs une approche différente de la différence, fondé sur une analyse macro-spéculaire du similaire et référant au même la logique de l’immuable. Cette science qui devra renverser, à terme, la Trombologie, nous l’appelons Ombologie (en référence à des principes et des notions épistémologiques que nous développerons dans notre introduction).

[…]


[1] Sine’ad wa-Reu, Sunlarigarda, III-8, ed. Braglion, 1876, p. 789

[2] Nous ne reviendrons pas ici sur les modalités déjà bien connues de cette analyse et renvoyons à la pléthore d’ouvrages critiques existant sur ce thème. Voir notamment l’excellent opuscule de Williamus Albert : L’idée parasculaire chez Abélard Moyant – ou la naissance de la Trombologie, ed. Aguilarda, 1943.

[3] Moyant Abélard, Discours sur les différents principes de la Trombologie et des sciences différentielles, ed. Braglion, 1909, p. 13

[4] Ibid, p. 16

[5] Nous nous permettons de reprendre ici l’exemple le plus classique de dianalyse différentielle (extraite du Discours sur les différents principes de la Trombologie et des sciences différentielles d’Abélard Moyant), afin que la chose soit claire pour l’ensemble de nos lecteurs :

« Soit [ou peut-être¤] A [ou Z¤] un [ou deux¤] biberons [ou bouteille¤ de plastique [ ou de verre¤ [adapté ou inadapté¤]]] de bébé [ou d’adultes¤] différentiellement crocodile [ou caïman¤] selon [ou par conséquence¤] l’expédient [ou inxpédient¤] matérielle [ou immatériel¤] typologique [ou typonomique¤] de « i » [ou de (i) ¤] et par l’inxpédient [ou expédient¤] théorique [ou abstractionnel spiritueux¤ [ou mystique¤]] |||d’involution darwinienne des espèces||| –- ou [] signifie l’espace différentiel –- ou ¤ signifie l’in-infinition différentielle – ou ||| signifie l’espace de non-différentialisation méthodologique.

[6] Nom donné, nous le rappelons, à la série de paradoxes différentiels référé à la Comission [ou Omission¤ ] de la Trombologie [ou Science de différentialisation différentielle¤] Internationale [ou Mondiale¤ ] (CoOToSddIoM) de Riga par le professeur Galden Moroael, spécialiste de Trombologie des ombres  et qui est à ce jour la plus profonde remise en question non-différentielle de la Trombologie et de l’épistémologie de la différentialisation de Moyant.

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