Fers de Véronique Gentil

Aquarium vert

Véronique Gentil irrigue sa poésie de son regard de peintre, sait évoquer d’un léger trait, de sa plume dépouillée, les nervures terrestres et les forces d’une nature qui s’étiole déjà. En retour, l’impossibilité de peindre à laquelle elle était confrontée à l’époque se voit contredite par cette poésie moins cérébrale qu’incantatoire, aplats de couleurs pour des toiles à venir. A la recherche de « terres moins déshéritées », ainsi que Louis-René des Forêts qualifie les épaisseurs de la mémoire où le langage peut encore s’insinuer, la poésie de V. Gentil ramène l’écart entre ses deux pratiques artistiques en traçant des tessons de poèmes sur l’espace de la page à l’image de ses toiles grattées par l’épure, énigmatiques dans leurs demi-teintes à la fois terreuses et chaudes, comme le furent aussi les peintures ocres, baignées d’un halo noir, de Zoran Mušič.

Empreint d’une douce mélancolie, le corps qui s’aventure sur les…

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