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20170820_063833 (2)

le cœur agité de passions aléatoires, voilà ce qu’il faut engloutir
les peaux multiples sont si peu semblables qu’elles ne peuvent même pas être touchées comme des peaux
chaque fois il faut inventer un mot et crier
la nuit s’emprisonnera chaque fois et chaque fois nous serons enchainé à la terre si basse
si basse des idées

vivons avec les marées imprécises du désir et aimons
la tristesse ne vient qu’avec l’envie de se voir rester
mouvons-nous lovons-nous dans la rivière imitons le lent mouvement du temps passé
il faut tomber pour que les choses se passent
embrassons au hasard l’eau diluvienne
noyons-nous le vertige d’avoir été
viendra

les façades bleues me disent des choses secrètes et aimées
il faut fuir vite les douleurs
tout est passager tout passe si vite mon souvenir
est vif
l’ivresse fait de la mollesse aux choses
je pourrais tendre les bras pour saisir ma vie prochaine
lointaine comme un être sans langage et sans voix

vois vois mon amour comme des choses belles sont belles
d’avoir été aimées
un jour tout finira dans les fenêtres bleutées
l’aurore pourra clore nos lèvres
givrées d’amours faux
va il faut fuir dormir seul les rêves comptent
même la terreur ne suffit pas à ton monde
et ton existence n’est rien quand est loin de moi l’idée

je vais dormir cela sera mieux ainsi
la vitre close et le ciel bénit
l’amertume du vin dans mon sang finira
ton nom répété sous les nuages de l’aube
le mieux est de taire ce que je devrais hurler
le sommeil sera pour nous une terre retournée
doux si doux cimetière du désir
va va va fuit en avant dans la nuit matinale
ton rire écorchera le rêve formé bien avant toi

pour nous autres

oh la beauté rend si seul ce soir
l’ivresse est si pauvre d’avoir été narrée
demain je porterai le souvenir de mon âme
comme l’on porte mille choses et comme mille choses
pèsent

je pourrais aimer mais la peur empêche tout
les nuages font des vagues sous la peau d’un pays
que je ne connaitrai pas

cette nuit qui n’est pas je ferais j’espère
un long rêve

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