Nantes

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Et soudain tu vois partout du mystère
La gare de Nantes est un tableau de Klee

Le monde encore possible repose
A tes pieds dans une valise que quelqu’un oublie

L’urgence sonne comme un clairon d’armée
L’horloge arrêté sur six heures éternellement
Et le contrôleur les voyageurs les marchands
La ville toute entière dans ton dos qui passe

Et les billets tombés sur le carrelage la crasse
Des voyages ramassés sur les quais

Des cloitres et des impasses dans l’œil d’une jeune femme
Que tu as aimé d’un coup pour l’oublier ensuite

A ta gauche on joue du piano comme si de rien n’était
Comme la beauté s’use d’être ignorée partout

Tu voudrais partir mais il faut attendre l’heure
L’espace s’emplit de retrouvailles heureuses
Deux hommes se battent pour un banc
Comme tout t’apparait soudain en fragment
Morceaux clartés tombées du plafond

L’aura des Passages scintillent dans ta mémoire
C’est comme si brutalement tout était sale
D’avoir été vécu mille fois

Tu voudrais partir mais tu restes assis-là
Une famille te laisse seul à attendre dans ta salle
Le garçon a oublié son dessin derrière lui

La gare de Nantes est un tableau de Klee

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