Machine

Je nourris le désir d’une machine parfaite. Je l’imagine ainsi : des mécanismes précis et transparents fonctionnant selon une logique connue de tous, sans mystère, capables d’activer tout ce qui doit être activé, de mettre en branle tout ce qui nécessite un élan. Je me représente un instrument exactement semblable à la vie elle-même, mais qui ne reproduirait pas les imperfections et les anomalies que tu connais et dont l’usage serait aisé. Fabrique d’une paix durable, en moi et hors de toi, qui me conduirait en des points préalablement disposés, semblables à des relais dans un circuit électrique et qui me dispenseraient des inutiles souffrances de l’hésitation. Je me représente les rouages, les moteurs, les turbines, les câbles. Mon espoir est niché au centre de cette industrielle éternité d’automate – nid d’oiseau discrètement lové entre les bobines d’une horloge de gare. 

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