Maîtrise de l’incendie #2

Plus tard c’est crépuscule.

Dans la forêt, ma mère hurle
que je suis mort, enfin.

Dans les buissons s’éveille
la grande faim du loup.

Mère couvre mon sommeil
d’une quinte de toux,

mon cou a teinte vermeil
d’animal crocheté ;

mes cuisses sont posées
droites dans le terrier

d’un noir buisson de houx.
La serrure est fâchée

d’être rouillée encore.
On frappe le coffre d’or

de mon torse empaillé.
L’opercule déchiré

de ma bouche se tord.

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