Les fautes – vingtième lettre.

Dans ton dernier envoi, tu t’émeus de mes fautes d’orthographes que tu estimes, je te cite, indignes.

Laisse-moi t’expliquer quelque chose : en tant que prisonnier, je ne peux être fautif pour rien. Toutes mes fautes sont derrière-moi. La prison a balayé la porte de mes fautes et ceci de façon DEFINITIVE. Comprends-moi bien : de la même façon que le pardon chrétien excuse le pêcheur ad vitam eternam (contrairement à ce que les prêtres veulent nous faire croire), la prison m’excuse universellement.

Ne te méprends pas : il ne s’agit pas d’un privilège. Je ne suis pas excusé parce que je suis sauvé, je le suis parce que je suis maudit. Maudit jusqu’à la RACINE. Ortho ne signifie-t-il pas « droit », mais encore « juste » et « régulier » ? Ici, personne n’est ortho, crois-moi et si j’écris ça sera toujours de façon diagraphique, comme en promenade quand nous autres nous traversons la cour, quand nous passons à travers la cour de façon irrégulière et tous sur le point de nous faire massacrer.

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