Archives de l’auteur : Aomphalos

Héloïse – p. 146 – Les charmes

Les charmes du parc poussent et poussent les grilles des troupes passent derrière l’immeuble blanc. On peut mettre sa tendresse secrètement dans le feu, l’incendie s’éteint, à peine deux heures passées. J’avale mon orgueil comme on avale l’orvet et la … Lire la suite

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Terre – Soleil

Certains sentiments ne sont, comme la lumière, sensibles que d’éclairer autre chose. Ils nous traversent des heures, des mois, des années entières, comme des ondes et il n’y a pas, durant tout ce temps, d’obstacles en nous pour nous les … Lire la suite

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Le regret

tu n’es pas non plus délicatesse, toi, toi qui craint d’avancer et de briser la lumière comme on brise les tiges l’été dans les champs tu n’es ni dentelle ni broderie et tu as peur du noir ce qu’il faut … Lire la suite

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Héloïse – p. 57 – La honte

Beauté volée vers avril, dans le soir, rendue la nuit même, sans rien dire ; rendue comme on rend la monnaie, honteuse d’avoir été voleuse de pierres. L’amour rend pareil qu’un enfant fâché d’avoir à sortir de l’eau pour raison d’orages. … Lire la suite

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Héloïse – p. 54 – Le carrefour

Au milieu du carrefour celui qui voit tout reçoit vers deux heures les visites. On s’approche, on regarde, on hésite. Trois hommes se demandent successivement l’heure, mais le temps passe trop vite pour être justement donné. (qu’il est facile de … Lire la suite

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Héloïse – p. 27 – L’Amstel

Autrefois, j’allais de l’Amstel à la digue ouvrir ma bouche d’enfant. Le bus passait sans me voir. Ma soif buvait l’eau verte, robe couverte. Maintenant, l’Amstel est rouge, la digue tombée. L’amour trop souvent a couché la verdure des rives. … Lire la suite

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L’effacé

A la manière des statues des musées qui s’abiment d’être caressées un million de fois par un million de mains qui s’imaginent toutes être les premières, je crois parfois que les choses s’abiment à force d’être vues. Les objets vieillissent … Lire la suite

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