Iha Orimi, Théorie de l’arché-musique, 2465

Maman joue du koto. Deux doigts
pincent dix-sept fils de soie blanche.
Mon oreille touche l’écorce
D’un paulownia de Corée.
Une heure passe.

Comme quand le vent caressait
Le plaqueminier. Maman souffle.
Chanson triste que le temps casse.
Jardin figé. Mes mains effleurent
Les fleurs séchées.

Il faut compter le rythme. Un. Deux.
Trois. Et dormir dans le froid cloître
Du silence.

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