1. Carnet de prison – couteau

Aux couteaux la discipline – si tu possèdes la lame, tout t’appartient : le sol et le plafond, l’ange et le démon, la peau des condamnées. Alors, on aiguise n’importe quoi. Des cailloux de promenade ou des tiges de fer fin. Mon voisin taille une miche de pain pour la rendre tranchante.

Il n’y a pas un prisonnier qui ne sait pas ceci : tout peut couper, tout peut déchirer, tout peut tuer. Regarde autour de toi maintenant, puisque tu es dehors c’est possible, et songe à tout ce qui peut saigner et tu remarqueras que tu n’excluras rien. Le MONDE ENTIER peut saigner.

Et comme le MONDE ENTIER s’aiguise, admet maintenant ceci : le MONDE ENTIER coupe et saigne en même temps.

Il n’y a pas un prisonnier qui ne sait pas ceci. Qui tranche ton ventre ici se tranche aussi la gorge.

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