Se recroqueviller

Quelque soit le bruit que fait la porte, nous nous recroquevillons. Nous nous replions sur nous-même. Nous n’avons pas la maîtrise de la nuit et nous ne savons pas quand viendront nous hanter les esprits. Nous perdons chaque soir quelque chose que nous ne retrouverons pas : dans l’obscurité, quelque chose se brise à chaque fois, dans le noir quelque chose est cassé. Certaines musiques nous effraient autant que le grand silence qui abonde sur nos vitres salies. Quelque soit le fruit que nous mangeons, dans nos bouches il pourrit et dans la gorge fleurit un verger de frayeurs toutes plus fraiches les unes que les autres. Il est facile d’avoir peur. Si facile d’avoir peur. Nous avons découvert enfant qu’il ne faut pas longtemps pour trouver où courir. Il n’y a pas d’espace qui ne puisse recevoir un corps correctement replié sur lui-même et pas un corps qui ne sache pas se diviser en deux. Le front contre le ventre. Les mains contre les pieds.

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